Archives de catégorie : 60_Temps des révolutions (1789/1830)

1807 Mademoiselle George …

TRAGÉDIENNE FRANÇAISE QUELQUE TEMPS MAITRESSE DU 1er CONSUL BONAPARTE
ELLE TIENT LES SALLES D’EUROPE  SUSPENDUES À SON GESTE ET SON REGARD
Pendant son séjour en Russie elle est  adulé par le  tsar Alexandre 1er et sa cour
Pour rendre hommage a  son talent, Louis XVIII, lui accorda de se produire  à l’Opéra
– Mademoiselle George a 20 ans en 1807  

1794 Marie Thérèse Figueur **

SEUL FEMME SOLDATS,  DRAGON DANS LES ARMÉES DE NAPOLÉON 1er
« Mme SANS-GÊNE » AFFUBLÉ DE CE NOM PAR BONAPARTE QU’ELLE INJURIE
Elle charge l’ennemi, a cheval, le sabre  a la main au centre de sa compagnie.
Elle a toujours fait preuve de charité et d’une vertu sans faille.
–  Marie Thérèse Figueur a 20 ans en 1794 – Elle meurt seul sans reconnaissance.

+1794_M.T. Figueur

MARIE THÉRÈSE FIGUEUR

1776 Élisabeth Vigiée Le Brun **

PEINTRE FRANÇAISE – CONSIDÉRÉE COMME LA GRANDE PORTRAITISTE DE SON TEMPS
CARACTÈRE EXCEPTIONNEL, ELLE CONCILIE CARRIÈRE ARTISTIQUE, CÉLÉBRITÉ ET FÉMINITÉ        Portraitiste attitrée et confidente de Marie-Antoinette.
Sa beauté et son talent la font appeler dans les grandes cours d’Europe
– Élisabeth Vigiée Le Brun a 20 ans en 1775 – sur sa tombe  « Ici, enfin, je repose … »

+1776_Vigiée Le brun

ELISABETH VIGIÉ LE BRUN – PORTRAIT DE MARIE ANTOINETTE

1775 Marie-Antoinette d’Autriche **

ARCHIDUCHESSE D’AUTRICHE, REINE DE FRANCE, ÉPOUSE DE LOUIS XVI.
« LA REINE DES REINES » POUR SON COURAGE DEVANT L’ÉPREUVE ET LA MORT.
Son tord: S’ être opposé a l’établissement d’une monarchie constitutionnelle.
Nul reine n’a été plus adulé, adorée avant d’être haït au point d’être exécuté.
– Marie-Antoinette d’Autriche a 20 ans en 1775 – Elle meurt guillotinée a l’ âge de 37 ans.

+1775_Marie Antoinette d'Autriche

MARIE ANTOINETTE D’AUTRICHE -PETIT TRIANON

1800 Pauline Bonaparte **

PRINCESSE ET SŒUR PRÉFÉRÉ DE NAPOLÉON 1er ELLE LUI SERA FIDÈLE SA VIE DURANT.
« LA PETITE PAÏENNE » COURAGEUSE, FASCINANTE ET FRIVOLE.
Elle est considérée comme la plus belle femme de son temps.
Elle se révolte contre son mari responsable de massacre en rétablissant  l’esclavage.
– Pauline Bonaparte a 20 ans en1800. 

+1800_Pauline Bonaparte

PAULINE BONAPARTE – SCULPTURE DE CANOVA -VILLA BORGESE

1826 Hortense de Beauharnais **

REINE DE HOLLANDE FILLE DE L’IMPÉRATRICE JOSÉPHINE DE BEAUHARNAIS
MÈRE DE NAPOLÉON III QUI LA VÉNÉRERA JUSQU’À SA MORT.
L’Europe la tenait pour l’une des femmes les plus accomplies de son temps.
Elle connait un destin aussi exceptionnel que celui de sa mère.
– Hortense de Beauharnais a 20 ans en 1826.

+1826_Hortense de Beauharnais

HORTENSE DE BEAUHARNAIS -TABLEAU SIMON GERARD

1824 George Sand **

AUTEUR DRAMATIQUE, ROMANCIÈRE, ET JOURNALISTE POLITIQUE FRANÇAISE
ELLE PREND LA DÉFENSE DES FEMMES ET IDÉALISE LA PASSION
Elle fait scandale par sa vie amoureuse agitée et ses tenues vestimentaires masculines.
Elle aura pour amant entre autre Alfret de Musset et Chopin.
– George Sand a 20 ans en 1824

+1823_George Sand

GEORGE SAND – DESSIN D’ALFRED DE MUSSET

1823 Flora Tristan **

FEMME DE LETTRES, MILITANTE SOCIALISTE ET FÉMINISTE FRANÇAISE
FIGURE  DU DÉBAT SOCIAL, ELLE  PARTICIPE AU DÉBUT DE L’INTERNATIONALISME
Traitée de paria Elle accepte ce nom et s’en fait un titre
Son ouvrage majeur sera publié  sous le titre Le Testament de la Paria.
– Flora Tristan a 20 ans en 1823 – Elle meurt prématurément a 41 ans

+1823_Flora Tristan

FLORA TRISTAN

1825 Pauline Roland **

SOCIALISTE FRANÇAISE ENGAGÉ DANS DES PUBLICATIONS SUR LA DÉFENSE DES FEMMES.
ELLE ÉCRIT DANS LE  JOURNAL « LA VOIX DU PEUPLE »
Délégués de plus de 100 professions qui l’élisent  au comité central.
Destin tragique d’une jeune femme que tout destinais a une vie obscure
– Pauline Roland a 20 ans en 1825 – Elle meurt suite a sa déportation .

+1825_Pauline Roland

PAULINE ROLAND

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VICTOR HUGO – LES CHATIMENTS 
Elle ne connaissait ni l’orgueil ni la haine ;
Elle aimait ; elle était pauvre, simple et sereine ;
Souvent le pain qui manque abrégeait son repas.
………
Les nains, sapant sans bruit l’ouvrage des géants,
Et tous nos malfaiteurs inconnus ou célèbres,
Ne l’épouvantaient point ; derrière ces ténèbres,
Elle apercevait Dieu construisant l’avenir.
Elle sentait sa foi sans cesse rajeunir
De la liberté sainte elle attisait les flammes
Elle s’inquiétait des enfants et des femmes ;
………
Tendre, elle visitait, sous leur toit de misère,
Tous ceux que la famine ou la douleur abat,
……..
Quand, par hasard moins pauvre, elle avait quelque chose,
Elle le partageait à tous comme une sœur ;
Quand elle n’avait rien, elle donnait son cœur.
……..
Elle ouvrait aux souffrants des horizons sublimes.
Quand Pauline Roland eut commis tous ces crimes,
Le sauveur de l’église et de l’ordre la prit
Et la mit en prison. Tranquille, elle sourit,
Car l’éponge de fiel plaît à ces lèvres pures.
Cinq mois, elle subit le contact des souillures,
L’oubli, le rire affreux du vice, les bourreaux,
Et le pain noir qu’on jette à travers les barreaux,
……..
L’océan au bruit rauque, aux sombres épaisseurs,
Les emporta. Durant la rude traversée,
L’horizon était noir, la bise était glacée,
Sans l’ami qui soutient, sans la voix qui répond,
Elles tremblaient. La nuit, il pleuvait sur le pont
Pas de lit pour dormir, pas d’abri sous l’orage,
Et Pauline Roland criait : mes soeurs, courage !
Et les durs matelots pleuraient en les voyant.
On atteignit l’Afrique au rivage effrayant,
……….
Ses trois enfants ! loin d’elle ! Oh ! quelle angoisse amère !
Un jour, un des geôliers dit à la pauvre mère
Dans la casbah de Bône aux cachots étouffants :
Voulez-vous être libre et revoir vos enfants ?
Demandez grâce au prince. — Et cette femme forte
Dit : — J’irai les revoir lorsque je serai morte.
Alors sur la martyre, humble cœur indompté,
On épuisa la haine et la férocité.
Bagnes d’Afrique ! enfers qu’a sondés Ribeyrolles !
Oh ! la pitié sanglote et manque de paroles.
Une femme, une mère, un esprit ! ce fut là
Que malade, accablée et seule, on l’exila.
Le lit de camp, le froid et le chaud, la famine,
Le jour l’affreux soleil et la nuit la vermine,
Les verrous, le travail sans repos, les affronts,
Rien ne plia son âme ; elle disait : — Souffrons.
Souffrons comme Jésus, souffrons comme Socrate. —
Captive, on la traîna sur cette terre ingrate ;
Et, lasse, et quoiqu’un ciel torride l’écrasât,
On la faisait marcher à pied comme un forçat.
La fièvre la rongeait ; sombre, pâle, amaigrie,
Le soir elle tombait sur la paille pourrie,
Et de la France aux fers murmurait le doux nom.
On jeta cette femme au fond d’un cabanon.
Le mal brisait sa vie et grandissait son âme.
Grave, elle répétait : « Il est bon qu’une femme,
Dans cette servitude et cette lâcheté,
Meure pour la justice et pour la liberté. »
Voyant qu’elle râlait, sachant qu’ils rendront compte,
Les bourreaux eurent peur, ne pouvant avoir honte
Et l’homme de décembre abrégea son exil.
« Puisque c’est pour mourir, qu’elle rentre ! » dit-il.
Elle ne savait plus ce que l’on faisait d’elle.
……
Son fils, pour recueillir à cette heure suprême
Du moins son dernier souffle et son dernier regard,
Accourut. Pauvre mère ! Il arriva trop tard.
Elle était morte ; morte à force de souffrance,
Morte sans avoir su qu’elle voyait la France
Et le doux ciel natal aux rayons réchauffants
Morte dans le délire en criant : mes enfants !
On n’a pas même osé pleurer à ses obsèques ;
Elle dort sous la terre. — Et maintenant, évêques,
Debout, la mitre au front, dans l’ombre du saint lieu,
Crachez vos Te Deum à la face de Dieu !

1806 Marie Walewka **

COMTESSE POLONAISE QUI VOULAIT LA RÉSURRECTION DE LA POLOGNE
MAITRESSE DE NAPOLÉON 1er. ELLE IRA LE VOIR DANS SON EXIL.
Elle rêvais d’une Pologne libre et y a consacré son destin.
Elle s’est distinguée à travers les âges par son  dévouement a la Pologne.
– Marie Walewska a 20 ans en 1806.

+1806_Marie Walewka

Marie Walewka – Varsovie